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A y regarder de plus près sa figuration devient abstraction et ses
“abstraits” sont figuratifs !
Son éclectisme échappe aux catégories convenues...
Anonyme, 2006
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Le miroir de l’âme 
Au-dessus d’un faux col de cygne attaché à un corps inimaginable, l’œil est dans l’orbite et regarde Jean-Marie. L’œil regarde le peintre qui regarde l’œil.
Baignant dans la lumière vitrée à parfum de prunelle, au bord de la crise de nerf optique, tiraillé de face, de profil, de trois-quarts par le grand oblique, à fleur de tête, l’œil se fend en amande pour quitter l’abri de l’arcade, s’écarquille, fait l’œil doux, lance une œillade. Rien à faire. L’œil papillote pour s’envoler d’un coup d’œil. Rien à faire. Le loriot, son compère, dort sous la paupière. L’œil se voile, L’œil caméléone, noir, bleu, gris, vert, pers. Rien à faire. L’œil oscille en ocelles, roule de l’œil, louche, saille, s’use en énucléations avortées. Rien à faire. Injecté, battu, l’œil cerné n’a plus que son œil pour pleurer.
Jean-Marie AUDE, le peintre, s’en bat l’œil, il le tient à l’œil. Entre quatre-z-yeux, il est le miroir de l’âme.
André CHABOT
16 juin, 1997
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« … Jean-Marie
AUDE mêle réel et trompe l’œil, ne pouvant s’empêcher,
comme il le dit, de créer un espace illusionniste.
Dans cet espace, l’œil du regardeur rencontre un autre œil ou plutôt des yeux qui sont le sujet récurrent et central des derniers dessins. Détaché du visage, isolé, l’œil devient source de variations chromatiques et psychologiques. Calme, inquiet, il est toujours en proie à la violence d’une découpe ou d’une fente, réelle ou imagée. Regard triste et mélancolique parfois, tel celui de Léo FERRE qui se transforme, par jeu d’équivalence, en regard de singe. La tête de l’animal s’impose dans les toutes dernières œuvres. Figure d’animalité, elle a toujours une charge indéniable d’humanité. Le peintre s’est documenté, renseigné, sur « le peuple singe » et a découvert une semblable propension à la violence et à la folie meurtrière que chez l’homme.
Le regard du singe, mâtiné d’humanité, se fait sombre et inquiétant. Mais les découpes, les fractures, renvoient à un sentiment capable de l’amour comme de la destruction. Un visage n’est rien d’autre que le reflet de cette fragilité existentielle. Tels sont aussi les dessins de Jean-Marie AUDE, qui oscillent entre sensualité et violence de la matière et de l’image. »
Tristan TREMEAU
1995
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« … Et il faut bien en arriver à la préoccupation maîtresse de cet artiste : qu’aucun sens « de communication » ne soit mis en place s’il n’est pas soutenu par un « sens second », celui qui vient du contraste des matériaux, de l’installation des éléments dans la surface, d’une organisation plastique qui parle à nos sensibilités vivantes. »
Raymond PERROT
octobre 1988
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« … Suivant le degré de culture et de sensibilité
du spectateur, le message de l’artiste témoin 
de l’univers est perçu plus ou moins à cœur ; figuration
et abstraction se conjuguent, s’épaulent, s’enrichissent
l’une l’autre. Jean-Marie AUDE, d’une re-création
poétique du monde en langage de plasticien, transpose dans l’universel
et l’éternel les multiples aspects d’une même pensée.
Son œuvre appartient au champ unitaire de l’âme humaine.
Elle est tout ensemble témoignage, nous l’avons dit, Mais source
inépuisable de sentiments dynamiques qui peuvent et doivent changer
notre attitude au sein de notre monde. Assise sur les valeurs éternelles
de l’art, héritage de millénaires de créations
humaines, inspirée de réalités qui sous-tendent notre
civilisation, projection dans l’avenir d’une prise de conscience
universalisée, l’œuvre de Jean-Marie AUDE est de celles
qui ne doivent laisser indifférent aucun homme digne de ce nom, amoureux
de l’art et sensible au destin de l’espèce. »
Robert VRINAT
1980
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